Bienvenue au site de l’Association pour la protection du lac des Trente-et-Un Milles.

 

 

AVIS IMPORTANT À TOUS LES MEMBRES

Afin de mettre à jour la liste d’envoi aux membres, nous vous invitons à nous transmettre un courriel en indiquant votre nom dans la section « Objet » à INFO@APL31MILLES.CA. 

 

Notre mission

L’association a pour mission de protéger l’eau, la faune et la flore du lac de promouvoir les bonnes pratiques environnementales auprès de riverains et des usagers et de suivre l’évolution des caractéristiques physico-chimiques de l’eau.  Pour en savoir plus sur notre association.

 

Le lac en quelques mots

Le Lac des Trente-et-Un Milles est un magnifique plan d’eau de la Vallée-de-la-Gatineau situé à l’est de la rivière de la Gatineau  entre la municipalité de Déléage au nord et la ville deGracefield au sud.  D’une longueur de 29 km ou 18 milles, il atteint  environ 6 km ou 3,75 milles dans sa partie la plus large.   Sa superficie est de 4 973 ha et son point le plus profond est de 88 m.  Orienté nord-sud, il chevauche deux (2) régions administratives (Laurentides et Outaouais), deux (2) MRC (Antoine-Labelle et Vallée-de-la-Gatineau) et cinq (5) municipalités (Déléage, Ste-Thérèse-de-la-Gatineau, Bouchette, Gracefield et Notre-Dame-de-Pontmain).  Le bassin versant du lac s’étend sur un territoire de 337 km2

Nous ne connaissons toujours pas l’origine de l’appellation de Lac des Trente-et-Un Milles mais celle-ci  apparaît pour la première fois dans un document  officiel en 1852 dans sa version anglaise de Thirty One Mile Lake.  Il s’agissait du Plan of Township of Blake préparé par l’arpenteur-géomètre  Alfred Driscolle.

L’appellation de Lac des Trente-et-Un Milles a été reprise par un autre arpenteur,  John O’Sullivan,  dans une description faite en 1889.  Par contre, en 1863, Stanislas Drapeau le dénomme Grand Lac en indiquant qu’il a 22 milles de longueur.  Un autre rapport d’arpentage datant de 1870 rédigé par Samuel B. Lucas  rapporte le nom de Grand Lac.  Notre recherche nous a permis de savoir que les algonquins l’auraient nommé Lac Papenegoegawong  ou Papenegean ce qui signifierait  quelque chose en rapport à l’eau qui tombe ou qui coule.  En 1908, les noms  Grand Lac du Commissaire ou 31 Milles se retrouve sur une carte du canton de Cameron.  L’appellation Lac du Commissaire est signalée par Eugène Rouillard  dans un ouvrage intitulé : « Nomenclature des noms géographiques de la province de Québec » édité en 1925.  Puisque le lac Pemichangan se déverse dans le Trente-et-Un Milles, l’addition des deux (2) lacs donnerait 31 milles.  Une mesure approximative à partir de Google Earth nous donne plutôt 36 km (22 milles).

Une de nos sources émet l’hypothèse qu’un point du lac serait à 31 milles d’un lieu quelconque qui servirait point de départ du calcul.

Le niveau du lac des Trente-et-Un Milles est régularisé par un barrage public (X0002894) dont la décharge se fait dans le lac Michel (Mitchell).  L’opération de l’installation est gérée par le Centre d’Expertise Hydrique du Québec.  D’une largeur de 27 m, sa hauteur de retenue est de 2.8m. La première construction du barrage du Lac des Trente-et-Un Milles s’est faite en 1910 par la compagnie WC Edwards Ltée. Cette compagnie de Pembrooke en Ontario a été fondée en 1868 et qui est toujours en opération dans le domaine du sciage. En 1978, à la demande du Ministère du loisir, de la chasse et de la pêche, le barrage a été reconstruit par le Ministère des ressources naturelles. En 1984, sa capacité d’évacuation a été augmentée et finalement, une reconstruction a bel et bien eu lieu en 2009. Le tout a été fait à des fins de villégiature mais sert particulièrement à maintenir un niveau d’eau approprié sur les frayères du touladi. C’est pourquoi ce niveau est graduellement abaissé à compter du 1er septembre de chaque année à 161.90 m  au-dessus du niveau de la mer.  Le niveau du lac pour la saison d’été se situe généralement entre162.12 m et 162.18 m.  La variation totale avoisine les 30 cm.

Sur le plan économique, le Lac des Trente-et-Un Milles représente un attrait touristique majeur pour la Vallée-de-la-Gatineau.   Les plaisanciers, canoteurs et kayakistes, campeurs et bien sûr les pêcheurs le fréquentent abondamment notamment en raison de la présence du touladi (truite grise).  La villégiature représente un apport économique important pour les municipalités riveraines.Au plan financier, l’évaluation foncière des résidences riveraines des municipalités autour du lac compte pour une proportion allant de 53% à 72%La contribution du lac à l’économie régionale n’est pas récente.  Le Trente-et-Un Milles a fait l’objet de pêche commerciale vers la fin des années 1800.  On y pêchait le poisson blanc, le touladi l’achigan et le brochet pour les marchés d’Ottawa.  Le flottage du bois y été pratiqué pendant de nombreuses années.